dimanche 27 septembre 2015

L'abécédaire (vers la vie) de Carolle Anne Dessureault




Quatrième de couverture :

Une jeune femme, mère de deux filles, cherche à relier l’émerveillement et le quotidien dans sa vie. Elle rêve, aspire et désire développer plus de qualité d’être et moins de quantité de toutes sortes de choses. Sa relation amoureuse étouffe peu à peu ses rêves. Pour s’en délivrer et briser les chaînes des limites, elle devra passer par une transformation « X, Y, Z », reculer les frontières de ses doutes afin de créer l’énergie vitale pour oser le changement.

Mon avis :

Avant de commencer véritablement la chronique de ce roman, je tenais à remercier ELP éditeur qui m'ont gentiment envoyé ce roman en l'échange d'une chronique. C'est mon tout premier réel partenariat et j'en suis vraiment ravie. Merci beaucoup. 
Ce roman raconte l'histoire d'une mère de famille, qui a deux enfants et un mari. Mais voilà sa vie quotidienne ne la satisfait plus, elle n'est pas heureuse avec son mari et elle souhaite trouver le bonheur et dépasser ses limites.

Ce roman n'est pas du tout le genre de livre que je lis habituellement. Mais c'est justement pour cette raison que j'avais envie de le lire et je suis bien contente de l'avoir parce que j'ai beaucoup aimé ma lecture. L'intrigue est assez banale et plutôt inintéressante. Cependant, c'est un roman spécial. L'histoire n'est pas centré sur l'action, les personnages mais sur la réflexion, sur les sentiments de notre protagoniste. C'est un aspect que j'ai adoré dans ce roman qui m'a beaucoup surprise. Il faut savoir que j'adore les romans qui nous amène à réfléchir sur la vie, sur soi, sur ses désir... Et c'est exactement ce que l'on a ici : un roman qui nus fait réfléchir, qui nous amène à se poser des questions importante sur le bonheur, sur ses rêves, sur la vie en général. L’héroïne de l'histoire n'est pas satisfaite dans sa vie quotidienne, dans sa routine ordinaire, elle cherche un bonheur différent ailleurs qui la prendrait réellement et elle sait qu'elle ne l'obtiendra pas avec le père de ses enfant. Et ce constat la rend plutôt triste par rapport à ses filles et à plein de chose qui la font douter. Du coup on a vraiment toutes ses réflexions, tous ses doutes, ses aspirations, ses sentiments qui sont présent tout le long du roman. 

Ce qui rend ce roman différent des autres c'est aussi l’absence de nomination des personnages. On ne connaît à aucun moment ni le nom de la narratrice, ni ceux des personnes qui l'entourent qu'elle nomme par une lettre. Je ne sais pas vraiment si c'est quelque chose qui m'a plu ou qui m'a déplu. Disons que c'est un peu les deux. Dans un premier temps ça m'a dérangé parce que le nom d'une personne c'est son identité et du coup on n'a pas l'impression de connaître ces personnes qui l'entourent.  « A », « L » , « M » tant de personnages a qui on peut pas réellement s'attacher parce justement on a cette impression de ne pas les connaître. On ne sait leur noms, leur physique tout ce qu'on a, c'est la description qui est faite par la narratrice qui est très souvent métaphorique. Et puis, d'un autre côté ça m'a plu, parce que l’absence de noms et de physique, la présence seul d'un caractère plus ou moins précis permet de s'identifier ou de reconnaître des personnes dans ses personnages. De plus, cela permet aussi de mieux connaître les personnages, du moins de les connaître réellement, on a que leur caractère et rien d'autre qui nous permettrait de les apprécier ou pas et du coup ils nous apparaissent beaucoup plus vrai. Je ne sais pas si je me fais comprendre, j'ai bien conscience que mes propos sont assez paradoxales mais c'est vraiment mon ressenti. 

L'abécédaire n'est pas un roman plein d'action ni plein d'émotion. Il reste assez prévisible dans les faits mais ça ne pose pas de problème parce que ce qui nous intéresse c'est pas la fin qu'on devine aisément mais comment elle va en arriver là, mais comment elle va réussir à se libérer. C'est un roman très court qui fait moins de 100 pages, que je l'ai lu à une vitesse affolante. Même si il n'y a pas d'action, il y a une réflexion qui nous prend. L'écriture de l'auteur est juste merveilleuse, poétique à souhait mais pas forcément facile. Je dois avouer que des fois j'avais un peu de mal à suivre mais ça m'a pas empêcher d'apprécier. 

Pour conclure, je suis ravie d'avoir lu ce roman différent. J'ai adoré les réflexions qui sont au centre du roman même si l’absence d'action et d'identité des personnage m'a un peu dérangé.

Ma note : 

Extrait :

"Il m'aime comme on aime un enfant, avec un quelque chose de plus, un amour de bout du monde, de dernier voyage, d'étoile éclairante."

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire